LES BIZARRERIES DE LA LANGUE FRANÇAISE

Nous portions les portions.
Les poules du couvent couvent.
Mes fils ont cassé mes fils.
Il est à l’Est.
Je vis ces vis.
Cet homme est fier. Peut-on s’y fier ?
Avant, nous éditions de belles éditions.
Je suis content qu’ils content ces histoires.
Il convient qu’ils convient leurs amis.
Ils ont un caractère violent : ils violent leurs promesses.
Nos intentions sont que nous intentions ce procès.
Ils négligent leurs devoirs, je suis moins négligent
qu’eux.
Ils résident à Paris chez le résident d’une nation étran-
gère.
Les cuisiniers excellent à faire ce mets excellent.
Les poissons affluent à un affluent.

Les régimes politiques

Expliqué avec des vaches, c’est tout de suite plus simple!

SOCIALISME : Vous avez 2 vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous partagez le lait.

COMMUNISME : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en lait.

FASCISME : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait.

NAZISME : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

DICTATURE : Vous avez 2 vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

FEODALITE : Vous avez 2 vaches. Le seigneur s’arroge la moitié du lait.

DEMOCRATIE : Vous avez 2 vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.

DEMOCRATIE REPRESENTATIVE : Vous avez 2 vaches. Une élection désigne celui qui décidera à qui appartient le lait.

DEMOCRATIE DE SINGAPOUR : Vous avez 2 vaches. Vous écopez d’une amende pour détention de bétail en appartement.

ANARCHIE : Vous avez 2 vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.

CAPITALISME : Vous avez 2 vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.

CAPITALISME DE HONG KONG : Vous avez 2 vaches. Vous en vendez 3 à votre société cotée en bourse en utilisant des lettres de créance ouvertes par votre beau-frère auprès de votre banque. Puis vous faites un « échange de lettres contre participation », assorti d’une offre publique, et vous récupérez 4 vaches dans l’opération tout en bénéficiant d’un abattement fiscal pour l’entretien de 5 vaches. Les droits sur le lait de 6 vaches sont alors transférés par un intermédiaire panaméen sur le compte d’une société des îles Caïman, détenu clandestinement par un actionnaire qui revend à votre société cotée les droits sur le lait de 7 vaches. Au rapport de ladite société figurent 8 ruminants, avec option d’achat sur une bête supplémentaire. Entre temps vous abattez les 2 vaches parce que leur horoscope est défavorable.

CAPITALISME SAUVAGE : Vous avez 2 vaches. Vous vendez l’une, vous forcez l’autre à produire comme quatre, et vous licenciez l’ouvrier qui s’en occupait en l’accusant d’être inutile.

BUREAUCRATIE : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement publie des règles d’hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l’autre, il vous achète le lait et il le jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires
pour déclarer la vache manquante.

ECOLOGIE : Vous avez 2 vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.

FEMINISME : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous inflige une amende pour discrimination. Vous échangez une de vos vaches pour un taureau que vous trayez aussi.

SURREALISME : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement exige que vous leur donniez des leçons d’harmonica.

REGIME SUISSE : Vous colorez vos vaches en violet pour faire du chocolat au lait Milka…

CAPITALISME EUROPEEN : On vous subventionne la première année pour acheter une 3ème vache . On fixe les quotas la deuxième année et vous payez une amende pour surproduction. On vous donne une prime la troisième année pour abattre la 3ème vache.

MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE : Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l’autre. La vache vivante devient folle. L’Europe vous subventionne pour l’abattre. Vous la donnez à manger à vos moutons.

CAPITALISME A LA FRANÇAISE : Pour financer la retraite de vos vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (cotisation sociale de solidarité avec nos amies les bêtes). Deux ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire. Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production de lait : le RAB (Remboursement de l’Ardoise Bovine). Les vaches se mettent en grève. Il n’y a plus de lait. Les Français sont dans la rue : « DU LAIT, ON VEUT DU LAIT ». La France construit un lactoduc sous la manche pour s’approvisionner auprès des Anglais. L’Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation. On lève un nouvel impôt pour l’entretien du lactoduc devenu inutile : le IDLQV (l’Impôt Du Lactoduc Qu’est Vide) etc., etc.

REGIME CORSE : Vous avez deux cochons qui courent dans la forêt. Vous déclarez 20 vaches et vous touchez les subventions européennes.

VOIR d’autres variantes sur Wikipedia !

Énantiosèmes : mots ayant des sens contraires

Source : https://abcdufrancais.com/2021/11/08/mots-ayant-des-sens-contraires-enantiosemes/
Ce blog en lien est passionnant !
L’énantiosémie désigne des mots ayant différents sens dont au moins deux des sens sont des antonymes (et souvent des symétriques d’où le choix du terme enantio-). Elle serait propre aux langues anciennes et moins présente dans les langues modernes, s’expliquant par l’incapacité des hommes primitifs à penser un concept sans y associer son contraire.En 1910, Freud établit un parallèle entre l’énantiosémie et le langage des rêves, les psychanalystes pouvant interpréter un rêve en donnant à l’un de ses objets son sens contraire. L’ambivalence psychique, ou coprésence de tendances ou de désirs opposés, se reflèterait dans la langue par l’énantiosémie (coprésence des contraires). L’apprentissage du langage s’opère au moment de l’ambivalence entre fusion et séparation d’avec la mère et la langue en porte la marque profonde. Le désir est ambivalent et la sublimation s’effectue sur le mode ambivalent. L’énantiosémie de la langue s’avance masquée, comme l’Inconscient, mais reste sous-jacente dans le lexique, la syntaxe et la sémantique (dans le domaine de la négation, la prosodie, la phonologie et les figures de style). Elle est liée à la plasticité de la langue signifiant à la fois une chose et son inverse. Enfin, elle est au fondement de la pensée et de l’imaginaire. La poésie la magnifie dans l’harmonie des contraires.

Le niveau des élèves baisse : cela a des conséquences

Un ingénieur français travaillant dans l’intelligence artificielle dans la Silicone Valley remarquait cette semaine qu’il y avait de moins en moins d’ingénieurs américains dans son équipe et de plus en plus d’Indiens, de Chinois, de Coréens. Il y voyait une explication : depuis leur plus jeune âge les Américains sont encouragés par le pédagogisme ambiant – « tu es merveilleux mon fils » – même s’ils sont nuls. Arrivés à l’âge adulte ils sont encouragés à l’Université – « ce que tu fais est formidable » – même si leur production est insignifiante. Entrés dans l’entreprise on les encourage encore en leur disant que ce qu’ils font est « exceptionnel ». Et un jour le couperet tombe : on les vire car on s’est rendu compte qu’ils étaient très mauvais et que leur insuffisance remontait à l’acquisition des savoirs fondamentaux. Et on les remplace par des Indiens.

En France, nous en sommes au même point. Les résultats annuels de l’étude Pisa sont sans appel : en mathématiques les 5% des meilleurs élèves d’aujourd’hui sont à peine au niveau des élèves moyens d’il y a 30 ans, et les élèves moyens au niveau des plus mauvais d’hier. En sciences de la vie, idem. En français et en philo, n’en parlons pas. Et pourtant les résultats au bac sont exceptionnels… Cherchez l’erreur : elle tient à la même cause qu’aux USA, le pédagogisme qui veut faire de chaque enfant depuis 40 ans un être exceptionnel qui a droit à toute la bienveillance de ses aînés même si son savoir et son intelligence sont des plus mauvais. Arrivé à l’âge adulte, cet être exceptionnel, paré de son inculture n’a jamais été confronté à l’échec.

Investi des pouvoirs formidables que lui donnent les réseaux sociaux, cet imbécile patenté et encensé par l’Education Nationale se croit investi d’une mission : donner son avis sur les avancées les plus prodigieuses de la science, remettre en cause les études des plus grands chercheurs, défier la communauté scientifique. Il n’a, bien entendu, pas le début du commencement de la moindre compétence dans aucun domaine, à commencer par la médecine, ni le bagage théorique minimal pour comprendre ce qu’est une série statistique ou une probabilité.

Ajouter à cela une méconnaissance complète des grands mouvements de l’Histoire, il s’autorise à se comparer à un résistant, ou à voir dans nos gouvernants des apprentis dictateurs. Son civisme et sa moralité, pour autant qu’il en ait jamais eu, ont été systématiquement démolis depuis 30 ans par le droit des minorités qui tend à s’imposer à la majorité et il se vit désormais en héros révolutionnaire. Parce que « sa voix compte ». Parce qu’il a « quelque chose à dire ». Même une énorme connerie.

L’inculture générale règne. Chaque année 600 000 bacheliers sortent de l’enseignement secondaire. Ils n’ont qu’une très vague idée de qui est Jean Moulin, de ce pourquoi il est mort. Ils ne savent pas comment fonctionnent une cellule animale et comment y pénètre un virus. Ils n’ont aucune idée de ce qu’est une loi de distribution normale… Toutes choses qui sont pourtant au programme et qu’ils n’ont jamais apprises. Mais on leur a dit qu’ils étaient « formidables ». Alors Ils parlent, ils postent leur tweets vengeurs et ils refusent de se faire vacciner « parce qu’on n’a pas assez de recul ». Ils refusent le pass sanitaire parce « qu’on vit en dictature » et plus ils parlent, plus on les écoute parce que « la parole de chacun est précieuse ».

Notre pays a été à l’origine de l’esprit des lumières, des plus grandes avancées de la science et de la médecine. Nous avons longtemps été à la pointe de l’innovation. Nous sommes désormais à la queue des classements internationaux. Le mouvement antivax, la révolte contre le pass sanitaire ne sont pas des accidents de l’Histoire. Ils sont le symptôme d’un spectaculaire basculement de notre pays dans l’ignorance.

Marc Wluczka, médecin de santé publique

Contrôles de police ou de gendarmerie

Hier, j’ai été contrôlé par la Gendarmerie.
En peu de temps tout était fini.
Ils ont été sympas et polis !!!
Ah oui j’allais oublier :
J’avais mes papiers
Je n’ai pas manqué de respect
J’ai pas essayé de fuir
Je ne suis pas recherché
J’ai pas commencé à prendre tout le monde de haut
Je n’ai pas fais de scandale
Je ne les ai pas filmés
Je n’ai pas insinué que leur mère avait un métier « ancien »…
Je n’étais pas armé
Je ne venais pas de commettre un méfait
Je n’avais pas agressé une personne….
Enfin bref ce n’est pas si difficile d’être une personne normale…