Test de culture générale pour devenir Miss France 2013

Ce quiz a été publié dans le journal Sud-Ouest ici :

http://www.sudouest.fr/2012/11/22/miss-france-auriez-vous-reussi-le-quiz-de-culture-generale-885588-4776.php

À la fin de l’article 2 questions vous sont posées.

Comment jugez-vous ce questionnaire ?

A combien de questions auriez-vous su répondre ?

Enfin, on vous donne les réponses.
Cliquez sur ce lien pour consulter les réponses.

On appréciera ce qu’est la « culture générale » pour les organisateurs.
la « culture générale », qu’est-ce que c’est au fond?

Wikipédia écrit :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_générale

La culture générale désigne les connaissances en tout genre d’un individu, sans spécialisation. Elle fait partie du projet humaniste, trouvant ses origines dans la paideia grecque, traduite par Cicéron sous le terme d’humanitas, puis se mêlant lors de la Renaissance aux arts libéraux, par exemple chez Pic de la Mirandole. Le projet d’une culture générale est intrinsèquement lié à des réflexions à propos de l’humanité, qu’elle soit conçue comme nature humaine ou encore comme dépassement de la nature par la culture (ou « seconde nature »). Durant l’Age Classique, elle forme l’idéal de l’« honnête homme ». La problématique de la culture générale est au cœur de ce que l’on a pu appeler la « crise de l’éducation » (Hannah Arendt – « La crise de la culture »).

La minuscule caroline (écriture)

Lu dans « Les alphabets de l’oubli » (de Valère-Marie Marchand, éd. Alternatives), page 18, à propos de Charlemagne qui « entre en guerre contre l’illetrisme » :
« Son plan de bataille? la promotion des connaissances, la diffusion de la culture sous toutes ses formes et la régression, à plus ou moins brève échéance, de l’analphabétisme. Son point fort? La création de monastères qui deviennent des satellites de l’empire et d’une écriture la ‘caroline’ qui fait désormais fonction d’ambassadrice. Cette minuscule est adoptée par les monastères de Catalogne, séduit les abbayes d’Outre-Manche et fait une entrée remarquée à Rome où elle concurrence sérieusement l’écriture curiale. »
Pour en savoir plus, lire le livre (!) et l’article détaillé de Wikipédia en français sur la minuscule caroline (écriture).
Extrait :
Caractéristiques
« La minuscule caroline est homogène et régulière, avec des formes arrondies claires, mais surtout lisibles. Elle établit des règles d’écriture qui n’étaient pas systématiques auparavant, comme la séparation des mots au moyen d’une espace. »

Ne leur dites jamais… (à lire!)

Je reviens sur le livre « Ne leur dites jamais…« , de Joseph et Caroline Messinger, avec une petite compilation des meilleurs conseils qu’il donne.
En italiques : Les phrases analysées.
En gras : un extrait des commentaires des auteurs.

J’aimerais bien que tu réussisses.
L’amour au conditionnel.

Mais bien sûr que je t’aime encore, mais il faut que je m’occupe de ton petit frère
La mère « tueuse » est une femme qui sacrifiera la chair de sa chair pour évacuer l’aversion tenace qu’elle entretient à l’égard du père de son enfant.
Remarque : Ici, le discours nous paraît excessif et même totalement déplacé. La mère dit peut-être maladroitement les choses mais de là à en tirer ces conclusions! Mais où les auteurs vont-t-ils chercher tout ça? Dans leur subconscient?

Je t’aime mieux avec cette robe qu’avec ce jean.
Il ne faut jamais mélanger l’amour et l’apparence.

Arrête d’ennuyer ta petite soeur, à la fin!
Pourquoi le petit garçon cesserait-il d’ennuyer sa petite soeur « avant la fin ».

Je vais te dire ce que tu dois faire.
Le parent qui accole les verbes « aller » et « dire » ne dit jamais ce qu’il pense et ne dit pas plus ce qu’il pense. (sic!)

Je vais te donner une claque sur les fesses.
Le verbe aller est le verbe de la procrastination.

Tu dois essayer de t’en sortir.
Essayer, c’est échouer.

Fais un bisou à la dame.
En contraignant votre enfant à faire un bisou à la dame, vous polluez son intelligence interpersonnelle.

Tu comprendras quand tu seras plus grand.
Ce type de message rabaisse l’enfant au rang de l’imbécile heureux.

Ma fille ne fait que des bêtises.
La répétition de cette critique qui paraît anodine est un signe de rejet parental.

Ton fils a fait une connerie… Mon fils a réussi son examen.
L’enfant n’est pas considéré comme individu mais confondu avec ses actes.

Il me rend folle. Il va bientôt sur ses 7 ans et c’est de pire en pire.
Une mère qui se sent incompétente face aux réactions incompréhensibles de son fils est une mère manipulée.

Cet enfant finira mal.
Quand on parle de quelqu’un à la 3e personne c’est qu’il n’est pas là. (Amélie Nothomb dans Antéchrista)

M… à la fin! Tu vas arrêter de me faire ch…!
Cette interjection vulgaire très courante fait partie du vocabulaire du perdant, ado ou adulte.

Conclusion (de l’auteur du blog)
Sortir les citations de leur contexte est un exercice périlleux qui risque de dénaturer les propos de l’auteur.
Même si certaines des affirmations des auteurs nous paraissent excessives, d’une manière générale, le livre est très bien fait et nous engageons tous les parents et futurs parents à le lire. Il permet en effet de décoder son propre langage et de traquer les tics langagiers négatifs et donc d’être plus performant (!) dans sa relation affective et éducative avec ses enfants.
Enfin, je me pose une question : « Pourquoi ai-je eu l’impression que le livre avait été écrit seulement par une femme? »

Ne leur dites pas…

Je suis en train de lire « Ne leur dites jamais… » de Joseph et Caroline Messinger dans lequel j’apprends que « savoir parler à ses enfants, ça s’apprend! »
Livre remarquable qui permet de déchiffrer nos mauvaises habitudes langagières et de comprendre l’impact négatif qu’elles peuvent avoir sur nos enfants.
Beaucoup de nos amis viennent d’avoir un enfant ou sont sur le point d’en avoir.
Je leur recommande donc ce livre avec « Comment donner à vos enfants une intelligence supérieure » (Marabout) ainsi que les fameux « J’attends un enfant » et « J’élève mon enfant » de Laurence Pernoud.